05/02/21 (Finlande) Troisième jour: Présentation des preuves documentaires

La troisième journée d'auditions publiques a été consacrée à la présentation de preuves documentaires. 

Le Procureur de la République, M. Tom Laitinen, a commencé par présenter les éléments de preuve de l’accusation, résumés comme suit :

  • A list of witnesses, detailing how their interviews were conducted (Annex 1.6 to the Application of Summons, pages 763-772). 

M. Laitinen a indiqué que cet élément de preuve servait à démontrer les différentes façons dont les témoins ont été localisés et a souligné que la majorité des témoins avaient été découverts sans l'aide de Civitas Maxima. M. Laitinen a précisé que 20 des 55 témoins découverts indépendamment seront entendus au procès. M. Laitinen a noté que ces témoins n'avaient pas été influencés par Civitas Maxima et a déclaré que les similitudes entre leurs témoignages prouveraient la culpabilité de l'accusé, M. Gibril Massaquoi. 

L'avocat de la défense de M. Massaquoi, M. Kaarle Gummerus, a répondu que plusieurs des témoins dans l'acte d'accusation avaient en réalité été retrouvés avec l'aide de Civitas Maxima, et que ces témoins avaient par la suite aidé à trouver des témoins supplémentaires. M. Gummerus a donné deux exemples de témoins qui se sont manifestés de cette manière, remettant ainsi en question leur crédibilité. Il a également souligné qu'il n'y avait aucun moyen de savoir quel type d'informations a circulé entre eux au sujet de M. Massaquoi. M. Gummerus a noté qu'en raison de la nature soudée des communautés villageoises, les informations peuvent circuler rapidement entre les personnes. 

M. Laitinen a reconnu que, dans les petits villages, il était impossible d'isoler les témoins les uns des autres, mais a affirmé qu'il n'y avait aucune preuve que les témoins ont essayé de s'influencer les uns les autres. Il a déclaré que si quelqu'un avait influencé les témoins, cela devrait être prouvé et a demandé si quelqu'un devait témoigner sur cette question. 

M. Gummerus a déclaré que certains témoins ont déclaré avoir reçu des informations d'autres personnes, citant deux exemples précis. Il a noté que le témoignage de ces témoins pouvait être corrompu. Le juge de district, M. Juhani Paiho (président), a déclaré que le témoignage de la police sera entendu pour déterminer si les témoins ont été correctement sélectionnés.

  • « Liste des auteurs » provenant du Vol. II du rapport de la Commission vérité et réconciliation du Libéria (annexe 1.8 de la demande d’assignation, pages 776 à 776, lignes 14 à 18).   

M. Laitinen a précisé que la police a reconnu que la liste en question ne contenait pas les noms des commandants, contrairement aux affirmations de la Défense. 

Mr. Gummerus argued that, while the other commanders are not found in that list, they are found elsewhere in the Truth and Reconciliation Commission’s report. Mr. Gummerus highlighted the absence of Mr. Massaquoi’s name in the report as a whole, while stressing that the names of other commanders and foreign mercenaries (such as “John Massaquoi” and “Mosquito”) are included in the report. Mr. Gummerus emphasized that the name “Gibril Massaquoi” is absent. Mr. Laitinen then turned to present an image of the form interviewers for Liberia’s Truth and Reconciliation Commission used when interviewing witnesses (Annex 1.8 to the Application of Summons, page 776). He stated that the absence of Mr. Massaquoi’s name in the reports is due to the fact that the form did not include Mr. Massaquoi’s name, nor mention the RUF, nor of any other party which Mr. Massaquoi represented. 

M. Laitinen a soutenu que les témoins n'avaient jamais été interrogés sur le RUF ou ses soldats. Cela, a suggéré M. Laitinen, pourrait être la raison pour laquelle le RUF et ses soldats n’ont pas été mentionnés lors des auditions et dans les rapports de la Commission vérité et réconciliation. 

M. Gummerus a noté que les personnes interrogées se sont vu poser des questions sur d'autres groupes et qu'elles avaient parlé de sujets autres que ceux mentionnés sur le formulaire.

  • « Le secret derrière l’arme : le rapport de Massaquoi » (annexe 1.25 de la demande d’assignation, à partir de la page 3073) avec traduction en finnois (annexe 1.33, à partir de la page 3511). 

M. Laitinen a expliqué que ce document détaille les explications de M. Massaquoi lui-même sur les endroits où il se trouvait à divers moments du conflit. M. Laitinen a lu un extrait dans lequel M. Massaquoi a déclaré : «J'ai mentionné dans de nombreuses interviews que j'avais été interrogé à X et non à Y, les gens pensaient que j'étais à Makeni (Sierra Leone) et non à Monrovia. » Cet extrait concerne la période comprise entre la fin de l'année 2000 et le début de 2001. M. Laitinen a déclaré que M. Massaquoi savait comment faire croire aux enquêteurs qu'il se trouvait ailleurs que chez lui, et qu'il était donc tout à fait possible qu'il ne soit pas présent aux endroits mentionnés lors des auditions. M. Laitinen a noté que ceci était important pour l’examen de la crédibilité de l’allégation de M. Massaquoi selon laquelle il était absent du Libéria. 

M. Gummerus a répondu en soulignant que la période en question était très courte et que le rapport montre également que M. Massaquoi a reçu l'ordre de déménager à Makeni en janvier 2001. M. Gummerus a en outre souligné que les éléments de preuve avancés par la Défense ne montraient que cinq auditions de M. Massaquoi faites par téléphone satellite de Makeni. Il a affirmé que de nombreux entretiens avaient également été menés en personne avec M. Massaquoi à Makeni. M. Gummerus a également précisé que l’extrait était seulement des écrits de M. Massaquoi concernant les temps anciens.

  • Note manuscrite d'une rencontre organisée par M. Massaquoi en prison, (annexe 1.26 de la demande d'assignation, à la page 3447). 

Cet élément de preuve montre les notes de M. Massaquoi lors d’une réunion de famille organisée en prison. L’Accusation a affirmé que les agents de nettoyage de la prison avaient trouvé cette note près des toilettes après la réunion et qu'elle comprenait des directives à l’intention de plusieurs témoins de M. Massaquoi. Selon l'Accusation, la note indique que tous les témoins clés devaient être informés de certaines choses. Les informations relatives à l'endroit où se trouvait M. Massaquoi ; il voulait guider ces témoins sur ce qu'ils devaient dire à ce sujet. M. Laitinen a précisé que les notes n’indiquaient pas que l’ex-épouse de M. Massaquoi avait contacté d’autres témoins et il a noté que son histoire pourrait être dictée en partie par M. Massaquoi. 

M. Gummerus a déclaré que la note de M. Massaquoi n’avait jamais quitté la prison et qu’elle avait été rédigée avant que les groupes de témoins trois et quatre ne soient auditionnés. Il a soutenu que M. Massaquoi était inquiet mais n'a demandé à personne de mentir. Au contraire, M. Massaquoi leur rappelait simplement des choses variées que M. Gummerus a déclarées vraies. Cependant, la Défense a admis que la rédaction de la note était une erreur et n'aurait pas dû se produire.

L’audience est ensuite passée à la présentation des preuves de la Défense. 

M. Gummerus a commencé avec une présentation PowerPoint qui, selon lui, contenait de nombreuses dates au cours desquelles M. Massaquoi se serait trouvé hors du Libéria. Dans la présentation PowerPoint, il était possible de voir les meilleurs éléments de preuve, mais la Défense a précisé qu'il y en avait plus. M. Gummerus a également présenté la couverture médiatique recueillie à partir de sources en ligne telles qu' AllAfrica« The Sierra Leone Web », et des sources de l'ONU principalement trouvées sur Reliefweb.int, ainsi que des rapports de la Commission vérité. 

M. Gummerus a ensuite officiellement présenté les éléments de preuve de la Défense suivants, avec les numéros de pièces de la Défense indiqués :

  • Pièce D1 : Volume II du rapport final consolidé de la Commission vérité et réconciliation du Libéria

Ce rapport porte sur le meurtre de Samuel Bockary et de sa famille dans le comté de Nimba le 6 mai 2003. La Défense a concédé que la date des meurtres était le 6 mai 2003, mais a soutenu que M. Massaquoi ne se trouvait pas dans le comté de Nimba à cette date. M. Gummerus a affirmé que les témoignages disant le contraire n'étaient pas véridiques. Il a noté que cette pièce avait été présentée pour démontrer que les références au RUF étaient un thème récurrent dans les violations signalées. M. Gummerus a cependant réaffirmé que l’accusé ne figurait pas sur la liste malgré le rapport contenant de nombreux commandants et mercenaires du RUF ayant pris part à la guerre civile au Libéria. La Défense a également mentionné le fait que plusieurs autres « Massaquois » avaient été mentionnés dans le rapport, allant d'Edward Massaquoi à Roland Massaquoi, pour différents crimes commis lors du conflit.

  • Pièce D2 : Annexes du volume III de la Commission de vérité et réconciliation

M. Gummerus a fait référence à une liste des noms des responsables et à une autre liste de noms comprenant des personnes portant le nom de famille « Massaquoi ». M. Gummerus a noté qu’il n’y avait aucune mention d’un « Gibril Massaquoi » sur ces listes.

  • • Pièce D3 : résumé de la police des déclarations de la Commission de vérité

M. Gummerus a cité la page 790, qui fournit des informations sur les auditions de témoins à Kamatahun Hassala et Monrovia. M. Gummerus a réitéré qu'il n'y avait aucune mention du nom de M. Massaquoi.

La séance du matin s'est terminée par un échange entre l'Accusation et la Défense concernant les éléments de preuve de la Défense. M. Laitinen a reconnu que M. Massaquoi ne figurait pas sur la liste du résumé de la police, mais a noté que ces déclarations ne pouvaient être considérées comme des auditions de témoins et que ces témoins ne pouvaient pas non plus être entendus dans la salle d'audience. M. Gummerus a avancé que les références aux personnes portant le nom de famille « Massaquoi » n’ont rien à voir avec son client. Il a affirmé que ces personnes, et non son client, pourraient être impliquées dans les événements dont les témoins de l'affaire parleront et a proposé une discussion sur la valeur de ces déclarations de témoins avec M. Laitinen.

M. Laitinen a répondu que les rapports ne pouvaient être considérés que pour ce qu'ils contenaient, une analyse approfondie ou audition des personnes impliquées dans les rapports étant impossible. Avant la clôture de la séance du matin, M. Gummerus a réitéré que le nom de M. Massaquoi ne figurait pas dans les rapports, malgré leur longueur et leurs détails. M. Laitinen a rétorqué que tous les Libériens n'avaient pas été entendus dans les rapports, un point que la Défense a admis.

La séance du matin s'est terminée à 12h06. 

[Pause]

La session de l'après-midi a repris à 13h16.

L'avocat de la défense, M. Gummerus, a commencé par déclarer que la défense et le parquet avaient discuté des éléments contradictoires qu'ils avaient chacun présentés lors de la première séance de la journée. M. Gummerus a précisé que ni la Défense ni le Procureur n'avaient l'intention de faire des requêtes distinctes, mais plutôt tous deux avaient l'intention de démontrer la nature approfondie des rapports.

La séance de l’après-midi s’est poursuivie avec la présentation des éléments de preuve par la Défense comme suit :

  • Pièce D4 : Presse libérienne

    M. Gummerus a présenté des journaux libériens datés du 1er novembre 1999 au 12 décembre 2004. Il a cité les journaux pour illustrer le problème auquel ils étaient confrontés, notant qu'une quantité importante d'éléments de preuve était annexée à la demande d'assignation qu’ils n’avaient pas pu examiner. M. Gummerus a déclaré que les documents ne contenaient aucune information concernant la culpabilité de M. Massaquoi, ni concernant l’affaire. 
  • Pièce D5 : Photographies et vidéo

La Défense a présenté douze photographies, dont une photo de M. Massaquoi et un clip vidéo, qui ont servi à identifier M. Massaquoi lors des entrevues avec des témoins. M. Gummerus a allégué que certains des témoins n'avaient vu que le clip vidéo.

  • Pièce D6 : Rapport final de la Commission vérité et réconciliation de la Sierra Leone, Volume III A

La Défense s’est référée aux sections 941, 1053, 1184, 1212, 1213, 1407 et 1417 du chapitre III, volume III A du rapport de la Commission vérité et réconciliation de la Sierra Leone. Ces sections font référence à l'endroit où se trouvait M. Massaquoi à des dates précises. M. Gummerus a abordé chacune de ces sections, en expliquant exactement où se trouvait M. Massaquoi aux dates pertinentes.

  • Pièce D7 : Article de presse du Sierra Leone Web, septembre 1999

La Défense a affirmé que cet article du Sierra Leone Web News a localisé M. Massaquoi à Makeni, en Sierra Leone, le 3 septembre 1999. Le Procureur est intervenu et a demandé la source du rapport. La Défense a répondu que la source était inconnue et que la pièce était un article de presse basé sur un rapport mentionné dans l'article lui-même. Le juge a demandé ce qui, dans l'article, constituait la preuve que M. Massaquoi était à Makeni, ce à quoi la Défense a répondu qu’il s’agissait de leur interprétation lors de la lecture de l'article. L'Accusation a demandé si le journaliste avait réellement vu M. Massaquoi à Makeni, et la Défense a admis ne pas avoir eu connaissance de ce fait. M. Laitinen a exprimé son désaccord sur le fait que l'article prouvait que M. Massaquoi était à Makeni. 

  • Pièce D8 : Article de presse du Sierra Leone Web, décembre 1999

Cet article mentionne que M. Massaquoi a fait une déclaration à Freetown le 15 décembre 1999. L'Accusation est de nouveau intervenue pour dire que cela ne prouvait pas que M. Massaquoi était effectivement à Freetown, la Défense, quant à elle, a manifesté son désaccord. 

  • Pièce D9 : Article de presse du Concord Times, 29 février 2000

Cette pièce contient la déclaration d'un journaliste qui a écouté M. Massaquoi parler à la radio alors qu'il déclarait se trouver à Abidjan, en Côte d'Ivoire. L'Accusation a répondu que Massaquoi aurait pu être n'importe où.

  • Pièce D10 : Article de presse du Sierra Leone Web, mars 2000

Cet article note que M. Massaquoi a rencontré des membres du Gouvernement sierra-léonais lors d’une conférence à Freetown le 15 février 2000. La Défense a ajouté que cela démontrait la localisation et les motivations de M. Massaquoi pendant cette période. 

  • Pièce D11 : Article de presse du Web Sierra Leone, mai 2000

Selon la Défense, cet article indique que M. Massaquoi était en Sierra Leone le 19 mai 2000. La Défense a déclaré que M. Massaquoi avait donné une interview par téléphone satellite depuis Makeni. L'Accusation a répondu que le téléphone satellite ne démontrait pas avec certitude que M. Massaquoi se trouvait réellement à Makeni. La Défense a répondu en déclarant que l'article indiquait également que M. Massaquoi était arrivé à Makeni le 10 mai 2000. Le Procureur a demandé la source de l'article, non connue de la Défense.

  • Pièce D12 : Article de presse du Sierra Leone Web, août 2000

Cet article, daté d'août 2000, M. Massaquoi était à Makeni, selon ses propres déclarations. Le 28 août 2000, M. Massaquoi a pris la parole à Monrovia et a déclaré qu'il était à Monrovia. 

  • Pièce D13 : Lettre de M. Massaquoi au Président du Nigéria

La Défense a présenté une lettre écrite par M. Massaquoi au Président du Nigéria le 11 octobre 2000. Elle a été rédigée depuis le siège du RUF à Makeni, comme en témoigne l'en-tête. Dans la lettre, M. Massaquoi avait écrit qu'il n'avait pas encore de téléphone satellite. L'Accusation a noté que la lettre aspirait à servir ses propres intérêts. 

  • Pièce D14 : Déclaration officielle de la Sierra Leone en octobre 2000

La Défense a montré une déclaration officielle faite par M. Massaquoi le 6 octobre 2000 depuis le siège du RUF en Sierra Leone. 

  • Pièce D15 : Article de presse du Sierra Leone Web, novembre 2000

Dans cet article, M. Massaquoi parle avec un journaliste à Monrovia, où il dit faire un « arrêt rapide ». Selon la Défense, M. Massaquoi était à Abuja le 10 novembre 2000, lorsqu'il s'est entretenu avec des journalistes d'Abuja le lendemain. La Défense a soutenu que, le 30 novembre 2000, M. Massaquoi était probablement de retour en Sierra Leone. 

  • Pièce D16 : Communiqué de presse de la Sierra Leone, décembre 2000

Ce communiqué de presse de M. Massaquoi a été envoyé depuis la Sierra Leone le 14 décembre 2000. L'Accusation a demandé si M. Massaquoi l'avait lui-même rédigé entièrement. La Défense a répondu qu'il l'avait probablement fait et a noté que le communiqué démontrait ce que faisait M. Massaquoi à l'époque.

  • Pièce D17 : Communiqué de presse de la Sierra Leone, juin 2001, de ReliefWeb 

Ce communiqué de presse, publié depuis la Sierra Leone le 16 juin 2001, indique que M. Massaquoi a rencontré des gens à Makeni ce jour-là.

  • Pièce D18 : Article de presse de The Progress, septembre 2001

Cet article, daté du 18 septembre 2001, rend compte d’une rencontre entre M. Massaquoi et des habitants de Makeni. 

  • Pièce D19 : Article de presse de ReliefWeb, février 2001

Daté du 13 février 2001, cet article indique que M. Massaquoi a participé à une réunion la veille à Makeni. Avant la réunion, les participants ont visité un hôpital de Makeni. Ensuite, ils se sont rendus à Magburaka. 

  • Pièce D20 : Article de presse du Concord Times, février 2001

Cet article, daté du 14 février 2001, mentionne une réunion à Makeni au cours de laquelle M. Massaquoi avait promis de ne plus se battre. La Défense a soutenu que cet article démontrait que M. Massaquoi se trouvait à Makeni à ce moment-là.

  • Pièce D21A [incertain] : Article de presse de The Progress, mars 2001

Cet article du 7 mars 2001 indique que quelqu'un a rencontré M. Massaquoi à Lunsar.

  • Pièce D21B [incertain] : Lettre aux Nations Unies, mai 2001

La Défense a présenté la pièce suivante en deux parties. La première était une lettre du Libéria aux Nations unies datée du 18 mai 2001, dans laquelle le gouvernement libérien informait les Nations unies qu'aucune personne décrite dans la résolution 1343 du Conseil de sécurité ne se trouvait au Libéria, après l'acceptation de la résolution le 7 mars 2001. La deuxième pièce concerne la résolution elle-même, puisque M. Massaquoi était l'une des personnes énumérées dans le document. La Défense a affirmé que M. Massaquoi ne s'était donc pas rendu au Libéria du 7 mars 2001 au 18 mai 2001. 

  • Pièce D22 : Article de presse du Concord Times, mars 2001

Selon cet article daté du 20 mars 2001, M. Massaquoi était à l’hôpital public de Makeni. L'Accusation a demandé comment l'article situait l'accusé là-bas et la Défense a expliqué que, comme l'article détaillait comment M. Massaquoi avait averti ses hommes de ne pas voler de drogue à l'hôpital de Makeni, il était raisonnable de conclure qu'il y était.

  • Pièce D23 : Article de presse d'Expo Times, avril 2001

Cet article, daté du 6 avril 2001, décrit une réunion de la délégation du RUF le 6 avril 2001. Avant la réunion, la délégation s'est arrêtée à Lansar (Sierra Leone) le 31 mars 2001. La Défense a déclaré que l'article mentionnait M. Massaquoi comme faisait partie de cette délégation.

  • Pièce D24 : Article de presse de ReliefWeb, avril 2001

Cet article, daté du 9 avril 2001, décrit des responsables de la réunion du RUF avec le secrétaire général adjoint des Nations unies à Lansar, en Sierra Leone. La Défense a affirmé que M. Massaquoi faisait partie de cette réunion et que sa présence démontrait à la fois ses actions et ses motivations pendant cette période.

  • Pièce D25 : Article de presse du Washington Post, avril 2001

La Défense a présenté un article, daté du 14 avril 2001, selon lequel M. Massaquoi a fait une déclaration à Makeni soit le 14 avril 2001, soit un peu avant. 

  • Pièce D26 : Article de presse de ReliefWeb, avril 2001

The Defense used this article to demonstrate that Mr. Massaquoi was in Makeni on 20 April 2001. He reportedly had an interview in Makeni on this date, although the Defense noted it was conducted via satellite phone.

  • Pièce D27 : Article de presse du Sierra Leone Web, avril 2001

Cet article, daté d'avril 2001, montrerait M. Massaquoi au sein d’une délégation partant pour Abuja. Les 3 avril 2001 et 20 avril 2001, il a accordé des entretiens à Makeni. Le Procureur a demandé si M. Massaquoi avait lui-même signalé sa localisation. La Défense a admis que oui. 

  • Pièce D28 : Symposium des jeunes à Makeni, 23-25 avril 2001

La liste des participants à ce Symposium des jeunes à Makeni (23 au 25 avril 2001) indique que M. Massaquoi y a participé.

  • Pièce D29 : Article de presse de ReliefWeb, mai 2001

Cet article, daté du 12 mai 2001, montre M. Massaquoi lors d'une réunion avec la Mission des Nations unies en Sierra Leone (MINUSIL) à Magburaka, en Sierra Leone, le 11 mai 2001.

  • Pièce D30 : Article de presse du Sierra Leone Web, mai 2001

Cet article, daté de mai 2001, indique que M. Massaquoi était à Freetown pour rencontrer un journaliste à l'hôtel Mammy Yoko. Cependant, la Défense ne sait pas si le journaliste était à Freetown.

  • Pièce D31 : Concord Times, 28 mai 2001

Cet article, daté du 28 mai 2001, comprend un entretien avec M. Massaquoi à Makeni. La Défense a affirmé que M. Massaquoi était donc à Makeni du 25 au 26 mai 2001.

  • Pièce D32 : Métadonnées du Web Sierra Leone, juin 2001

La Défense a qualifié cette pièce de « preuve spéciale ». La Défense l'a acquis en recherchant « Gibril Massaquoi » sur le site de Sierra Leone Web et en parcourant les métadonnées dans le but de trouver une référence à une interview menée avec M. Massaquoi à Makeni le 2 juin 2001. 

  • Pièce D33 : Article de presse du Concord Times, juin 2001

La Défense a produit cet élément de preuve, un article daté du 18 juin 2001, pour démontrer la présence de M. Massaquoi à Makeni le 15 juin 2001. L’Accusation a demandé qui était la personne interrogée dans cet article. La Défense a admis son incertitude, mais a réitéré que M. Massaquoi était à Makeni.

  • Pièce D34 : Article de presse de ReliefWeb, juin 2001

Selon cet article du 18 juin 2001, M. Massaquoi a rencontré un ambassadeur des Nations unies à Makeni le 16 juin 2001. La Défense a précisé que la source de cet article était les Nations unies.

  • Pièce D35 : Article de presse du Web Sierra Leone, juin 2001

Cet article, daté de juin 2001, comprend une photo de M. Massaquoi prise à Makeni le 24 juin 2001. Cette photographie était la même que celle utilisée par la police criminelle centrale pour identifier M. Massaquoi. L'Accusation a demandé si le journaliste était également à Makeni. La Défense a déclaré que le journaliste et M. Massaquoi se trouvaient à Makeni.

  • Pièce D36 : Rapport de terrain de USAID sur la Sierra Leone, juin 2001

Ce rapport d’USAID indique que M. Massaquoi a donné un entretien conjoint avec M. Sesay à Kono, Sierra Leone, en juin 2001. 

  • Pièce D37 : Point de presse de la MINUSIL, juillet 2001

Ce point de presse de la MINUSIL, daté du 6 juillet 2001, indique que la MINUSIL et des représentants de la Commission vérité et réconciliation de la Sierra Leone ont rencontré M. Massaquoi à Makeni le 4 juillet 2001.

  • Pièce D38 : Concord Times, juillet 2001

Cet article du Concord Times, daté du 17 juillet 2001, expose la rencontre du Représentant spécial avec M. Massaquoi à Makeni entre le 4 juillet 2001 et le 10 juillet 2001.

  • Pièce D39 : Article de presse du Sierra Leone Web, juillet 2001

Un article du site Sierra Leone Web daté de juillet 2001 indique que M. Massaquoi a participé à une réunion du RUF à Makeni le 14 juillet 2001. M. Massaquoi a également accordé une interview de Makeni à la fin de juillet 2001.

  • Pièce D40 : Article de presse du Standard Times, 25 juillet 2001

Ce dernier élément de preuve est un article daté du 25 juillet 2001. Il fait référence à une déclaration de M. Massaquoi recueillie par la police à Makeni dans le cadre d'une enquête sur une affaire de contrefaçon. 

L'audience s'est terminée à 15h52 et doit reprendre le lundi 8 février à 10 h.

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