Un ancien commandant rebelle présumé arrêté aux Etats-Unis

Sekou Kamara, un ancien commandant présumé du mouvement rebelle LURD (Liberians United for Reconciliation and Democracy) pendant la deuxième guerre civile au Libéria (1999-2003), a été arrêté à New York le 26 mars 2022.
 
Une plainte pénale a été déposée au tribunal du district de l’est de la Pennsylvanie la semaine dernière. M. Kamara est suspecté d’avoir menti aux autorités américaines d’immigration sur son rôle au sein de la faction rebelle LURD, ce afin d’entrer aux Etats-Unis, d’obtenir une carte de résidence permanente (aussi connue sous le nom de « green card ») et de les utiliser pour obtenir d’autres documents. Selon les autorités, Sekou Kamara était aussi connu sous les noms de « General K1 » et « General Dragon Master ».
 
Dans sa demande initiale de visa de voyage aux Etats-Unis, M. Kamara avait indiqué n’avoir jamais été membre ni n’avoir été impliqué dans une «unité paramilitaire, un groupe d’autodéfense, un groupe rebelle, une guerilla ou une organisation insurrectionnelle». Cependant, M. Kamara est soupçonné d’avoir été un membre de haut rang du LURD, qui a été désigné comme groupe terroriste de catégorie III pour ses activités violentes et ses violations des droits de l’Homme. La Commission Libérienne de vérité et de réconciliation (en anglais, Truth and Reconciliation Commission, « TRC ») a reconnu le LURD comme l’un des groupes importants ayant commis des violations actifs pendant la deuxième guerre civile libérienne.  
 
La plainte donne plusieurs exemples de M. Kamara prétendument apparaissant dans des articles de média portant sur la deuxième guerre civile libérienne, notamment dans un article du New York Times datant de 2003 et dans un documentaire.
 
La procédure contre M. Kamara est la troisième poursuite pénale publique à Philadelphie en relation avec les guerres civiles libériennes.
 
En 2017, une peine de 30 ans de prison avait déjà été prononcée à l'encontre de Mohammed Jabbatehancien commandant de l'ULIMO (United Liberation Movement of Liberia for Democracy). En 2018 , Thomas Woewiyu, former spokesman and Minister for Defense of the NPFL (National Patriotic Front of Liberia), who décédé de la COVID-19 en avril 2020 avant d'avoir été fixé sur sa peine.
 
Civitas Maxima et son organisation sœur au Libéria, le Global Justice and Research Project (GJRP), avaient apporté leur aide aux autorités américaines au cours des deux enquêtes en facilitant le déplacement de près de 40 victimes libériennes à Philadelphie pour qu’elles témoignent en audience contre Jabbateh et Woewiyu. En outre Civitas Maxima et le GJRP avaient publié un compte rendu juridique et détaillé des deux procès, en coopération avec des partenaires extérieurs.
 
Il s'agit de la neuvième affaire publique depuis 2012 dans laquelle Civitas Maxima et le GJRP ont assisté ou vont assister des autorités judiciaires américaines et européennes.
 
Si cette affaire mène à un procès, M. Kamara serait le premier ancien commandant présumé du LURD à être jugé en relation avec la deuxième guerre civile libérienne.
 
Despite the TRC final report, issued in 2009, recommended criminal prosecutions and the establishment of a Specialized Tribunal for war crimes committed in Liberia, nobody has ever been prosecuted or tried in Liberia for crimes committed during the wars. The two back-to-back conflicts (1989-1997 & 1999-2003) left more than 250,000 dead and hundreds of thousands of refugees.

2 thoughts on “Alleged Former Liberian Rebel Commander Arrested in the U.S. 

  1. bit.ly/3LhVlVk Although the war is over for more than a decade now, the scares of the war impacts remain visible and a challenge for many socially, #economically, #physically, and #mentally across #Liberia.
    @UNHumanRights
    #media

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