February 11, 2021 – [Finland] Day 5: Mr. Massaquoi is Heard
REMARQUE : Des difficultés à entendre les différents noms, lieux et acronymes mentionnés, même pour les juges, ont perturbé l’audience d’aujourd’hui. La Cour a demandé à M. Massaquoi d’écrire les noms, lieux et acronymes difficiles à entendre sur un tableau. Ce dernier, cependant, n'était pas visible par le public. Les passages qui semblaient pertinents pour la défense de M. Massaquoi que nous n’avons pas été en mesure d’entendre avec précision ont été indiqués par [information peu claire].
Le juge a ouvert le cinquième jour d'audience publique en annonçant que M. Massaquoi, l'Accusé, sera entendu aujourd'hui. Il a expliqué que la Défense, dirigée par M. Gummerus, commencera par poser des questions, suivie par l'Accusation, dirigée par M. Laitinen. Le juge a déclaré que l'Accusé n'était pas tenu de répondre aux questions ou de répondre honnêtement.
M. Gummerus a commencé par expliquer que l’interrogatoire se divisera en plusieurs parties. La Défense commencera par l'histoire et le contexte de la vie de M. Massaquoi, puis se concentrera sur les lieux, les heures et les dates pertinents. La Défense parlera également des personnes impliquées. M. Gummerus a expliqué que les événements seront abordés chronologiquement et qu'à la fin de l'interrogatoire, il y aura des questions spécifiques liées à l'enquête.
Expérience personnelle et arrivée au RUF
The Defense proceeded to ask Mr. Massaquoi about his background, including when and where he was born, where he was from, and what his educational background was. Mr. Massaquoi answered that he was born on 17 October 1969 in Kenema, Sierra Leone. He elaborated that he attended primary- and secondary-level schools in the southern part of Sierra Leone and that he began teaching in 1991.
Après s’être arrêté sur l’histoire de M. Massaquoi, la Défense a continué en lui demandant la date de l’attaque du RUF. M. Massaquoi a répondu que celle-ci s'était produite en avril 1991, alors qu'il enseignait. Quelques jours après l'attaque, le RUF a commencé à ouvrir des bureaux afin de s'occuper des questions administratives. M. Massaquoi a expliqué qu'il était l'une des personnes qui ont commencé à travailler dans ces bureaux.
M. Gummerus a alors demandé à M. Massaquoi pourquoi il avait été choisi pour travailler au bureau. M. Massaquoi a répondu qu'il avait été choisi au hasard. Pour donner suite à la question de savoir s'il y a travaillé volontairement, M. Massaquoi a confirmé qu'il n'était pas rémunéré pour y travailler. La Défense lui a demandé s'il avait rejoint l'activité armée et s'il avait une formation militaire. M. Massaquoi a confirmé que oui. Il a mentionné qu’il avait une fois quitté le bureau pour retourner dans la ville de sa mère après avoir appris qu’elle avait été menacée. À son retour au bureau du RUF, il avait été accusé d'avoir fourni des informations au gouvernement et envoyé pour entraînement militaire avec quelques autres hommes.
M. Gummerus a ensuite demandé à M. Massaquoi quelles étaient ses activités après l'entraînement militaire qu'il avait reçu au RUF. En réponse, M. Massaquoi a expliqué que l'entraînement militaire a duré trois semaines. Après la formation, les troupes gouvernementales ont mené une attaque et le RUF a dû se replier vers la frontière libérienne. M. Massaquoi a expliqué que le RUF était proche de la frontière libérienne, lorsque les troupes gouvernementales se sont également déplacées vers la frontière. M. Massaquoi a déclaré qu'il faisait partie de l'une des unités qui repoussaient les troupes gouvernementales.
Rôles au sein du RUF et emprisonnement entre 1997-1999
La Défense a ensuite interrogé M. Massaquoi sur sa position au sein du RUF et les batailles auxquelles il a participé, ainsi que sur les années où il a participé au combat. M. Massaquoi a déclaré qu'il avait d'abord été commandant adjoint, puis promu commandant. Il a expliqué que les Forces Alligator étaient responsables de l'une des routes principales et des zones environnantes de 1993 à 1994. Après avoir été interrogé sur l'évolution de sa position au sein du RUF, M. Massaquoi a expliqué qu'en 1995, il avait été relocalisé au nord par les dirigeants du RUF, où il était commandant. Il est resté jusqu'en 1996 lorsqu'il est tombé malade. M. Massaquoi a expliqué qu'à ce moment, il y avait un cessez-le-feu entre le gouvernement et le RUF. Il a été envoyé en Côte d'Ivoire pour y être soigné. En 1997, M. Massaquoi était rétabli et le RUF en a fait leur porte-parole.
La Défense a ensuite interrogé M. Massaquoi sur son rôle de porte-parole. M. Massaquoi a répondu que pendant cette période, il n’a pas participé à des activités armées, car il vivait en Côte d’Ivoire. Alors qu'il n’agissait plus en tant que commandant du RUF, les gens continuaient à l’appeler commandant.
M. Gummerus a alors demandé à M. Massaquoi ce qui s'était passé en 1999 et pourquoi il s'était retrouvé en prison. M. Massaquoi a expliqué que lui et le chef du RUF, M. Foday Sankoh, étaient au Nigéria à ce moment-là. Sur les instructions de M. Sankoh, M. Massaquoi est retourné en Sierra Leone en 1997, où un nouveau gouvernement avait été formé. Le RUF faisait partie du nouveau gouvernement. Deux mois après son retour en Sierra Leone, M. Massaquoi avait quitté la capitale et s’est dirigé vers la campagne lorsqu'il a été arrêté suite à des allégations selon lesquelles il avait agi pour Armed Forces Revolutionary Council - le Conseil révolutionnaire des forces armées (AFRC). Pendant sa détention, on a demandé à M. Massaquoi si le RUF prévoyait de renverser le gouvernement.
M. Gummerus a alors demandé à M. Massaquoi combien de temps il avait été emprisonné pendant cette période. M. Massaquoi a mentionné le conflit interne au RUF et a déclaré avoir été emprisonné d'octobre 1997 au 6 avril 1999.
Organisation du RUF et évolution du rôle de M. Massaquoi
À la suite de cet échange, M. Gummerus a demandé si M. Massaquoi pouvait décrire à quoi ressemblait la structure du RUF pendant son incarcération. M. Massaquoi a décrit les commandants de bataille du RUF et les commandants de zone qu'il connaissait avant d'aller en prison. La Défense a demandé à M. Massaquoi d'expliquer ses relations avec les membres du RUF. M. Massaquoi a répondu que le commandant de la zone ouest, Dennis Mingo, était l'une des personnes dont il était le plus proche dans le RUF, avec un autre commandant de zone. Il a expliqué qu'il ne s'entendait pas très bien avec les autres membres du RUF et a souligné que ces personnes avaient tenté de le tuer à sa sortie de prison. La Défense a demandé les noms de ces autres personnes et M. Massaquoi a donné trois noms.
La Défense a ensuite demandé à quoi ressemblait la chaîne de commandement lorsque M. Massaquoi a été libéré de prison. M. Massaquoi a répondu en déclarant que la chaîne de commandement se composait d'anciens membres de l'AFRC qui ont attaqué Freetown et les ont relâchés. M. Massaquoi a déclaré qu'il était avec eux pendant une semaine, puis qu'il était parti à la montagne, où il a obtenu des informations sur la chaîne de commandement. À son retour, de nombreux changements s’étaient produits. Par exemple, un commandant était devenu chef d'état-major de la Défense et les colonels étaient désormais tous des généraux. Le juge a demandé à M. Massaquoi de clarifier les noms car il était très difficile de les entendre. M. Massaquoi a répété et a précisé que la structure du RUF était complètement différente de la façon dont il la connaissait avant d'être emprisonné.
Lorsqu'on lui a demandé quel poste il occupait au RUF en 1999, M. Massaquoi a répondu qu'il n'avait aucun poste. Il a expliqué qu'il est ensuite arrivé à Waterloo, en Sierra Leone, où il a rencontré Dennis Mingo (identifié par M. Massaquoi sous son pseudonyme, Superman), l'un de ses amis. M. Massaquoi est resté avec M. Mingo, où ils étaient tous deux menacés d'arrestation. M. Massaquoi a expliqué qu'il y avait un différend interne divisant le RUF. M. Massaquoi a précisé qu’il soutenait M. Sankoh. Pendant ce temps, la lutte interne s'est poursuivie alors que les négociations de cessez-le-feu étaient en cours. Il a été convenu que M. Massaquoi se rendrait aux négociations.
Comme certaines parties du récit de M. Massaquoi étaient difficiles à entendre, M. Gummerus a commencé à demander à M. Massaquoi s’il pouvait épeler quelques mots. Le juge a informé les parties qu'il y aurait bientôt une pause.
Négociations de paix et travail avec le chef du RUF, M. Foday Sankoh
Interrogé sur les conditions déterminantes du RUF pour l'Accord de paix, M. Massaquoi a expliqué que celles-ci incluaient M. Sankoh comme vice-président et le RUF recevant quatre postes ministériels. Puisqu'il a été mentionné que M. Sankoh deviendrait le chef des ressources minérales, M. Gummerus a demandé quelles étaient les principales sources minérales. M. Massaquoi a déclaré qu'il y en avait beaucoup, y compris l'or et le fer.
The Judge called for a break of ten minutes, attempting to find a way for the judges to hear the names and locations Mr. Massaquoi was saying. After ten minutes, the hearing continued. Mr. Massaquoi had been given a writing board for writing names when they are difficult to hear. The board was not visible to the audience.
Après la pause, la Défense a repris là où elle s'était arrêtée, demandant à M. Massaquoi de continuer à parler de ce qui s'est passé après l'Accord de paix. M. Massaquoi a expliqué qu'en septembre, une réunion à Monrovia, au Libéria, a eu lieu. Il s’est rendu à la réunion avec ses compagnons en faisant des détours par mesure de sécurité. La Défense a demandé où il résidait avant ce voyage. M. Massaquoi a répondu qu'il vivait à Makeni. La Défense a demandé quel était son poste à Makeni. M. Massaquoi a répondu que son poste n'était pas claire, mais qu'il était secrétaire à la Commission de gestion des ressources minérales (CMMRE). Il a également participé aux négociations de paix, qui comprenaient des réunions avec des responsables de la commission qui travaillait sur le désarmement et la relance.
M. Gummerus a ensuite demandé à M. Massaquoi s'il pouvait en dire plus à la Cour sur son séjour là-bas entre 1999 et 2000. M. Massaquoi a dit qu'il se souvenait avoir assisté à des réunions en novembre 1999 et qu'il prévoyait de travailler sur des activités de désarmement au début de 2000. Lorsqu'on lui a demandé, M. Massaquoi a décrit des réunions auxquelles il a assisté à la fin de 1999, notamment une tentative de se rendre dans la région de Kailahun qui a été abandonnée pour des raisons de sécurité. M. Massaquoi a déclaré que M. Sankoh était « un fou » à la mi-décembre 1999.
La Défense est passée à l’année 2000 et a posé des questions sur sa position d'assistant spécial auprès de M. Sankoh. M. Massaquoi a précisé que c'était d'octobre 1999 à octobre 2000.
M. Gummerus a commencé par une question sur un voyage en Afrique du Sud. M. Massaquoi a expliqué que le groupe s'est d'abord rendu en Côte d'Ivoire puis en Afrique du Sud avec M. Sankoh. Le voyage visait à informer un groupe de sociétés en Afrique du Sud, en particulier des sociétés minières, qu'ils souhaitaient mener des opérations minières en Sierra Leone. M. Massaquoi a expliqué qu'ils sont revenus par le même itinéraire mais ont passé trois jours en Côte d'Ivoire puisque M. Sankoh voulait rencontrer l'ancien Premier ministre de la Côte d'Ivoire. M. Sankoh a également rencontré d'autres responsables ivoiriens. M. Massaquoi a réitéré que ces rencontres étaient la raison de leur arrêt de trois jours. Il est ensuite retourné à Freetown.
La Défense a ensuite demandé si quelque chose de remarquable s'était produit au printemps. M. Massaquoi a expliqué que plus de 500 casques bleus des Nations unies ont été kidnappés alors qu'il se trouvait à Freetown. M. Massaquoi a dit qu'ils faisaient de leur mieux pour calmer la situation. La Défense a demandé à M. Massaquoi qui était responsable de l’enlèvement ; il a répondu que c'étaient des troupes du RUF du nord. Il a expliqué que presque tous les membres du RUF étaient emprisonnés à Freetown à cette époque. Les manifestants, appuyés par des troupes armées, ont exigé que M. Sankoh vienne leur parler. Lorsque M. Sankoh a refusé, les manifestants sont devenus violents. Plusieurs personnes sont mortes lors de manifestations le 8 mai 2000.
M. Massaquoi a expliqué qu'il avait réussi à escalader une clôture pendant les coups de feu et à s'échapper vers les montagnes de la péninsule. Quelques jours plus tard, M. Massaquoi a appris que M. Sankoh s'était rendu et qu'il y avait des tentatives pour entamer de nouvelles négociations de paix. Il a noté que cette réunion avait eu lieu en juin 2000. Pour cette réunion, M. Massaquoi avait été nommé pour diriger une délégation extérieure, basée à Monrovia, au Liberia.
La session du matin s'est terminée à 12h04.
[Pause]
La session de l'après-midi a commencé à 13h.
Plus de voyages au Libéria, au Mali et au Nigéria en 2000
The hearing continued with the Defense questioning Mr. Massaquoi about his travel to Monrovia, including the route taken to reach the city and the time period in which it took place. Mr. Massaquoi explained that he had left for Monrovia sometime in August of 2000. Along the way, he had learned the names of some of the villages, but he could not remember all of their names. Additionally, Mr. Massaquoi noted that certain routes to Monrovia were controlled by the Government and thus inaccessible.
M. Gummerus a poursuivi sa série de questions en demandant à M. Massaquoi des détails sur le voyage. M. Massaquoi a expliqué que pour traverser la frontière vers Monrovia, il faut traverser un pont qui mène à Grand Cape Mount. De plus, il a noté qu'il connaissait très bien le territoire, car c'est la région d’où il est originaire et où il enseignait. Il a expliqué que le voyage à Monrovia a prenait environ 24 à 30 heures, selon que l'on partait du district de Kono ou de Makeni. Enfin, M. Massaquoi a noté qu'ils avaient fait des pauses sur le chemin de Monrovia, mais qu'il n'avait aucun souvenir des villages dans lesquels ils s'étaient arrêtés.
La Défense a ensuite interrogé M. Massaquoi au sujet de son séjour à Monrovia. M. Massaquoi a déclaré que pendant son séjour à Monrovia, il vivait dans la région de Sinkor avec un membre de la délégation du RUF. L'Accusé avait également une petite amie à Monrovia appelée Etna. M. Massaquoi a déclaré que lui et la délégation du RUF étaient arrivés à Monrovia le 20 août pour participer aux négociations de paix. M. Gummerus a interrogé M. Massaquoi sur la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest) et son importance pour la visite. Il a répondu que la CEDEAO était responsable des négociations de paix et que pendant qu’ils étaient à Monrovia, la délégation du RUF avait rencontré le Président Charles Taylor à plusieurs reprises.
Par la suite, M. Gummerus a posé des questions sur un voyage au Mali et un retour ultérieur à Monrovia. M. Massaquoi a déclaré que la délégation du RUF était au Mali pendant deux jours en octobre et qu’elle avait rencontré le Président du Mali avant de retourner à Monrovia. M. Massaquoi a déclaré qu'ils étaient revenus par la route, mais qu'il ne se souvenait pas des villages qu'ils avaient traversés. Il a également expliqué que la délégation du RUF avait organisé des réunions à son retour à Monrovia, y compris une autre avec le président Taylor. À la suite de ces réunions, la délégation du RUF s'est rendue à Abuja, au Nigéria.
M. Gummerus a ensuite interrogé M. Massaquoi sur la visite de la délégation du RUF à Abuja et le retour ultérieur de la délégation du RUF en Sierra Leone. M. Massaquoi a déclaré que la délégation du RUF est restée à Abuja pendant un jour ou deux et a pris part à une réunion qui a abouti à l'achèvement de l'Accord de cessez-le-feu d'Abuja. L'accord contenait des détails sur la libération des casques bleus de l'ONU et la fin des hostilités en Sierra Leone. M. Massaquoi a déclaré que le trajet d'Abuja vers la Sierra Leone avait pris environ 20 heures de route. La délégation du RUF est restée en Sierra Leone pendant un jour ou deux.
La Défense a poursuivi en demandant à M. Massaquoi de décrire comment il connaissait la personne connu sous le nom de «colonel Eagle». M. Massaquoi a déclaré que la délégation du RUF avait rencontré le colonel Eagle dans la ville de Voinjama [comté de Lofa]. Il a noté que sur le chemin de Voinjama, il y avait plusieurs points de contrôle, mais que la délégation du RUF avait pu passer facilement ; tous les soldats en chemin étaient armés.
Mr. Gummerus continued by asking about events which occurred in November in Monrovia. Mr. Massaquoi stated that they had many meetings related to the peace process in Sierra Leone over the course of several days, including another meeting with President Charles Taylor. Following this, Mr. Massaquoi stated that he visited Monrovia again in December, where he met some Arabs with someone named Ibrahim Bah. Mr. Massaquoi explained that he gave diamonds to Ibrahim Bah and then returned to Makeni to spend Christmas with his family.
L'avocat de la défense a posé des questions sur les diamants et d'autres voyages au Libéria et en Sierra Leone. M. Massaquoi a déclaré qu'Ibrahim Bah avait confié les diamants au président Charles Taylor pour les garder en lieu sûr. En outre, il a noté qu'il (M. Massaquoi) avait pris un hélicoptère au Libéria, atterrissant à Foya, comté de Lofa. Il est ensuite retourné à Makeni en Sierra Leone, pour une réunion convoquée par un soldat des forces spéciales appelé Benjamin [Yeaten]. M. Massaquoi est ensuite retourné dans le comté de Lofa et s'est ensuite rendu à Monrovia. Tout cela s'est probablement produit en janvier.
Évolution de l'Accord de paix, 2001
M. Gummerus a interrogé l'Accusé sur la situation politique en janvier à Monrovia et les relations entre le RUF et le gouvernement libérien. M. Massaquoi a expliqué que la situation à Monrovia était pacifique et que les relations entre les deux parties étaient sans conflit. Il a ajouté qu'il était revenu parce que rien n'avait été fait concernant les négociations de paix. La Défense a ensuite posé des questions sur «Abuja II» et sa signification. Selon M. Massaquoi, «Abuja II» était un accord de suivi entre le RUF et le gouvernement sierra-léonais concernant le désarmement. Ce dernier était très important et, par la suite, ils ont mené des négociations tripartites. M. Gummerus a demandé ce qu'ils avaient fait après les négociations. M. Massaquoi a répondu qu'ils avaient passé une nuit à Monrovia. Ils se sont ensuite envolés pour Abuja par avion privé et y sont restés deux jours.
Après une pause, M. Gummerus a poursuivi l’interrogatoire sur l’implication de M. Massaquoi dans les négociations «Abuja II» et les détails qui l’entouraient. M. Massaquoi a expliqué que les négociations étaient une réunion tripartite impliquant le RUF, le gouvernement sierra-léonais et les Nations unies. L’objectif des négociations était le désarmement et la relance. Les négociations ont débuté en mai 2001 à Freetown. Elles ont eu lieu une fois par mois jusqu'en décembre 2001. La plupart des réunions se sont déroulées à Freetown, mais elles ont également eu lieu dans tout le pays, y compris à Makeni. M. Massaquoi a déclaré qu'il ne se rappelait pas combien de fois ils avaient été convoqués; cependant, le désarmement a commencé en mai 2001. En tant que représentant du RUF, il a participé à presque toutes les réunions.
La Défense a alors demandé à M. Massaquoi s'il se souvenait ne pas avoir assisté à une des réunions [information peu claire].
Dernier voyage au Liberia en 2002
When asked about his last time in Liberia, Mr. Massaquoi said that it was at the end of June 2002 and he was only there to pick up his car and things he had left behind. On this trip, he heard about the death of Dennis Mingo. He later met General Benjamín Yeaten who told him the same thing. According to Mr. Massaquoi, Mr. Mingo was killed because he went to the American embassy. He noted that the “Arabs” he had met earlier were gone, but on this trip, he met a Senegalese man who was involved in the same diamond deals.
M. Gummerus a demandé quelle était la signification de la mort de M. Mingo. M. Massaquoi a dit qu'il avait des sentiments mitigés à ce sujet. Le général Benjamin Yeaten lui a dit que les troupes ennemies avaient tué M. Mingo en franchissant la frontière. Après cela, M. Massaquoi a affirmé que c'était la dernière fois qu'il était au Libéria ; il s’est souvenu de la date du 28 juin 2002.
La Défense revient en 2001
Asked about his return to Sierra Leone, Mr. Massaquoi replied that he continued the tri-party negotiations and lived in Makeni until the end of October 2001. Mr. Massaquoi stated that he was involved in many things. When he was in Freetown, he was involved in the activities of the Truth and Reconciliation Committee of Sierra Leone. He also attended several meetings with the United Nations and was involved in ECOWAS meetings in Kono. He also drove a taxi in Freetown. He remembered an incident which involved a certain Alhaji Usman Kamara. According to Mr. Massaquoi, Mr. Kamara said he wanted to help Issa Sesay. Mr. Kamara stole money from Mr. Massaquoi and also stole his car so Mr. Massaquoi had to chase him in Freetown. Mr. Massaquoi states that he got his car back and submitted a police report.
La Défense a ensuite diffusé une vidéo montrant un entretien en 2001. M. Massaquoi a confirmé qu’il se souvenait de l’entretien et a déclaré que celui-ci était lié aux déclarations du Gouvernement concernant la libération de prisonniers. Le gouvernement avait l'intention de libérer les prisonniers avant les négociations tripartites, mais cela n'a eu lieu qu'après. Seuls 16 des prisonniers étaient des soldats du RUF ; le reste, environ 40 prisonniers, était des criminels de droit commun. M. Massaquoi a déclaré avoir accordé à la BBC une interview à ce sujet via son téléphone satellite.
Mr. Gummerus proceeded to ask Mr. Massaquoi about his return to Freetown. Mr. Massaquoi stated that he first stayed at a friend’s place in western Freetown. After that, he spent two weeks at his cousin’s place, a clay factory in eastern Freetown. He then got his own apartment in Kissy, Freetown. His family escaped Makeni and came to Freetown later.
La Défense a ensuite posé des questions sur la situation politique en Sierra Leone à la fin de 2001. M. Massaquoi a déclaré qu'en décembre 2001, le RUF était déjà désarmé. La guerre a pris fin le 17 ou 18 janvier 2002 et il y avait la paix.
Élections en Sierra Leone, 2002
M. Gummerus a ensuite interrogé M. Massaquoi pour savoir s'il avait joué un rôle au sein du Revolutionary United Front Party - Parti du Front révolutionnaire uni (RUFP). M. Massaquoi a déclaré qu'il n'avait aucun rôle ; ils se sont tous réunis au bureau du parti à titre individuel. M. Massaquoi était candidat au parlement mais a annulé sa candidature quelques semaines avant les élections car, selon la Constitution sierra-léonaise, seule une personne choisie par le parti pouvait le représenter au parlement. Il n'a pas voulu y participer et a écrit au comité électoral national à ce sujet. Il a expliqué que ses relations avec les cadres du RUFP n'étaient pas bonnes et qu'il les avait critiqués pour avoir recruté des personnes à des postes pour lesquels ils n'avaient pas été élus.
M. Gummerus, faisant référence aux preuves documentaires, a ensuite posé des questions sur une attaque contre la voiture de M. Massaquoi. M. Massaquoi a déclaré que sa voiture avait été attaquée par l'ancien agent de sécurité d'Issa Sesay, qui avait fracassé une grosse pierre contre son pare-brise.
M. Gummerus a ensuite posé des questions sur l'acquisition de la maison pour le parti RUFP. L’accusé a répondu qu'ils s'étaient rendus à Freetown pour acquérir une maison pour le parti RUFP et que l'argent avait été versé à quelqu'un au Royaume-Uni. L'Accusé a déclaré que les désaccords concernant l'acquisition de la maison du parti ont duré d'août 2001, lorsque l'homme au Royaume-Uni a été payé, jusqu'en mars 2002.
La vie après les élections de 2002
Interrogé sur sa vie après les élections, M. Massaquoi a déclaré qu'il avait poursuivi une vie normale avec sa famille. La seule chose dont il se souvient est que le RUFP n’a pas été élu. Il a également rencontré le personnel de la Commission Vérité dans sa maison. Ils l'ont interrogé pendant 5 jours sur le RUF. Il a également écrit un projet pour le NCDDR (National Committee for Disarmament Demobilisation and Reintegration - Comité National de Désarmement, de Démobilisation et de Réintégration). Par la suite, il a écrit sur un projet de pêche qui comprenait l'éducation de 120 anciens soldats afin de les réintégrer dans la société.
Mr. Massaquoi noted that, at some point, he received a phone call from a woman. He met up with her in Freetown in June or July 2002. She told him that a special court was going to be set up in Sierra Leone and she wanted him to participate in the trials.
Mr. Gummerus then asked Mr. Massaquoi about Etna, his ex-girlfriend in Monrovia. Mr. Massaquoi stated that they became friends in Freetown and he got a call from her in July 2001 – she had a child. They met frequently in Freetown from 2001-2003.
Enfin, la Défense s'est référée à un livre, « The Secret Behind the Gun », qui a été saisi par l'accusation. Le livre porte sur le RUF et la situation économique de la Sierra Leone à l'époque. M. Gummerus a demandé à M. Massaquoi s'il avait écrit le livre. M. Massaquoi a dit avoir essayé d'écrire tout ce qu'il savait, à partir de 2000 ou 2001, mais certaines parties sont rédigées par d'autres contributeurs. The Secret Behind the Gun, that had been confiscated by the prosecution. The book was about the RUF and the economic situation of Sierra Leone at the time. Mr. Gummerus asked Mr. Massaquoi if he had written the book. Mr. Massaquoi said he tried to write everything he knew, starting in 2000 or 2001, but some parts of it are written by other contributors.
L'audience a pris fin à 16h02 et reprendra vendredi 12 février 2021.
