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Week in Review – Week 4

Week in Review – Week 4

Présentation des audiences et des témoins de la quatrième semaine

La quatrième semaine du procès de Gibril Massaquoi s'est terminée le 5 mars 2021, après trois jours d'audience à Monrovia, au Libéria. Les audiences étaient dédiées aux témoignages de huit témoins, qui ont raconté leur expérience lors d'une attaque au marché Waterside de Monrovia, au Libéria. Comme pour les témoins précédents, l'identité de tous les témoins a été dissimulée.

Les témoins ont été entendus dans l'ordre suivant et peuvent être décrits comme suit :

Dixième jour de l’observation du procès (2 mars 2021)

Onzième jour de l’observation du procès (4 mars 2021)

Douzième jour de l’observation du procès (5 mars 2021)

Points communs entre les témoignages

Les points communs suivants sont ressortis de l'incident de Waterside et des interactions de ces témoins avec la police finlandaise :

L'incident de Waterside

Remarques permettant l'identification

Groupes armés présents dans la région pendant cette période du conflit

Références aux enfants soldats

Recrutement des témoins et interactions préalables avec la police finlandaise

Thèmes apparents pour l’Accusation et la Défense

Alors que le recueil des témoignages a continué cette semaine, l'Accusation a continué d’essayer d’établir et corroborer la chronologie des événements entourant l'incident de Waterside et la présence de Gibril Massaquoi sur les lieux. Afin de soutenir l'affirmation selon laquelle l'incident s'est produit en 2001, l'Accusation a obtenu des témoignages sur la date de l'incident. Bien que le quatorzième témoin ne savait pas si l'événement s'était produit en 2001 ou en 2002, tous les autres témoins interrogés lors de la session de cette semaine ont déclaré que l'incident s'était produit durant l’année 2001.

En ce qui concerne l'affirmation selon laquelle Gibril Massaquoi était présent à Waterside, l'Accusation a pu confirmer via les déclarations de chaque témoin que l'homme sur le pont était connu sous le nom d'« Ange Gabriel ». Le douzième témoin a identifié l'homme comme étant « Ange Gabriel Massaquoi ». Les septième, huitième, dixième, onzième et treizième témoins ont tous déclaré que l'homme connu sous le nom d'« Ange Gabriel » parlait avec un accent sierra-léonais. En outre, chaque témoin a expliqué qu'« Ange Gabriel » s'était présenté comme tel et avait déclaré en utilisant plusieurs variante de la phrase, affirmant qu'il « enverrait des gens vers Dieu ». Bien que les témoignages varient quant à la phrase exacte prononcée par « Ange Gabriel » à cet effet, les déclarations ont été comprise comme signifiant qu'il tuait ces personnes ou ordonnait qu'elles soient tuées. Ces témoignages concordent en grande partie aux récits des témoins des semaines précédentes concernant l'auto-designation de ce commandant.

La Défense continué a mettre en doute la fiabilité des témoignages, s’appuyant de nouveau sur cette ligne de défense. En ce qui concerne les témoins précédents, la Défense a soulevé des questions en lien avec le moment des faits ainsi que des inconsistances entre ce que les témoins ont déclarés au tribunal et ce qu’ils ont précédemment déclaré à la police finlandaise. Parmi les incohérences mentionnées, la Défense a interrogé le huitième témoin sur le fait qu'il ai oublié le nom de [FNM-009], le dixième témoin sur les différentes versions de son témoignage en lien avec le fait qu’il soit entré ou non dans le magasin, le onzième témoin sur le fait qu'elle était avec [FNM-058] ou [FNM-059] sous le pont, et le treizième témoin sur le fait qu'Ange Gabriel avait tiré sur une jeune fille ou lui avait tranché la gorge.

En plus de remettre en cause la fiabilité des témoignages, la Défense a cherché à interroger les témoins sur leurs liens avec [l'l’employé 1] et la police finlandaise. Chaque témoin a été interrogé sur les liens qu'il entretenait avec [l’l’employé 1] ou la police finlandaise. La Défense a également souligné plusieurs incohérences figurant dans le rapport de la police finlandaise. Au cours de l’interrogatoire du onzième témoin, cette dernière a confirmé qu'elle avait été interrogée en 2020, alors que le rapport de police indiquait qu'elle avait été interrogée en 2019. Par ailleurs, la Défense a interrogé le treizième témoin sur les incohérences concernant la personne qui avait partagé son numéro de téléphone avec la police finlandaise. Lors de son audition avec la police, le treizième témoin avait déclaré qu'il s'agissait de [FNM-062], alors que le témoin a déclaré cette semaine qu'il s'agissait de [FNM-062]. Le témoin a expliqué que malgré sa déclaration antérieure, [FNM-061] était son principal contact et que la police finlandaise avait pu mal comprendre. La Défense a insisté sur la déclaration du treizième du témoin selon laquelle elle ne connaissait pas d'autres personnes dans le « programme » de [l’employé 1], demandant de quel genre de « programme » elle pensait qu'il s'agissait. Elle l’ignorait.

En résumé, l'Accusation et la Défense ont tenté de clarifier la date de l'incident de Waterside. Ils ont insisté pour que les témoins clarifient leurs références fréquentes aux différentes périodes de conflit armé comme les « Première Guerre mondiale », « Deuxième Guerre mondiale » et « Troisième Guerre mondiale ». Cependant, les explications de ces différentes périodes different d'un témoin à l'autre. Le onzième témoin a associé l'incident de Waterside à une date précise et potentiellement vérifiable : la naissance du bébé de sa sœur en 2001.

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