Kunti Kamara
Éléments clés
| Faction | ULIMO |
| Nationalité | Libérien |
| Période d'activité | Première guerre civile libérienne |
| Chefs d’accusation | Crimes contre l'humanité et torture |
| Statut | Condamné |
Ressources
Communiqués de presse
Documents utiles
Liens externes
- Premium Times (2024) – Liberia: French court upholds guilty verdict for Liberian warlord
- Le Monde (2024) – Crimes contre l’humanité : l’ex-commandant rebelle libérien Kunti Kamara condamné à Paris, en appel, à trente ans de réclusion
- Premium Times (2024) – Convicted Ulimo war criminal Kunti Kamara’s appeal begins
- TV5 Monde (2024) – Condamné pour crimes contre l’humanité commis au Liberia, l’ex-commandant rebelle Kunti Kamara jugé en appel à Paris
- The Washington Post (2022) – Paris court sentences Liberian ex-rebel to life in prison
- Amnesty International (2022) – France: Conviction of former Liberian rebel commander is ‘justice for victims’
- The Guardian (2022) – French court convicts former Liberian rebel commander over atrocities
- FPA (2022) – Liberia: “I would never eat human heart” Kamara Tells War Crimes Court as TRC Commissioner Washington Makes a Powerful Case for the Legitimacy of the French Trial
- Daily Observer (2022) – Kunti K War Crimes Trial Begins in France
- The Washington Post (2022) – Paris trial opens over crimes against humanity in Liberia
- Le Monde (2022) – War crimes trial of Liberian rebel leader Kunti Kamara opens in Paris
- The Guardian (2022) – Former Liberian rebel charged with war crimes awaits Paris trial
- FrontPage Africa (2021) – Le commandant ULIMO Kunti K. sera jugé en France pour crimes contre l’Humanité
- La Provence (2020) – Crimes contre l’humanité au Liberia : procès requis en France contre un ex-commandant rebelle
- FrontPage Africa (2020) – Ex-Rebel Commander Accused of War Crimes Rearrested in France
Kunti Kamara, ancien commandant de l'ULIMO, a été arrêté en 2018 car il est soupçonné de crimes contre l'humanité et d'actes de torture qui auraient été commis pendant la première guerre civile libérienne (1989-1996). Après 17 jours de procès, qui se sont déroulés du 10 octobre au 2 novembre 2022 à Paris, M. Kamara a été reconnu coupable de tous les chefs d'accusation qui lui étaient reprochés, à savoir : des viols et de l’esclavage sexuel commis par ses hommes sur des personnes particulièrement vulnérables ; avoir soumis un homme à des souffrances aigües et participé à consommer son cœur en public ; avoir exécuté une femme malade qui venait de perdre son bébé, car elle était accusée de sorcellerie ; avoir soumis deux hommes à du travail forcé dans des conditions inhumaines ; et avoir torturé un civil. M. Kamara nie toutes les accusations et a fait appel de la décision.
Il s'agit de la première affaire extra-territoriale pour crimes internationaux jugée en France n'ayant pas de lien avec le Rwanda, et c'est également le deuxième procès d'un ressortissant libérien pour des crimes internationaux qu'il aurait commis pendant les guerres civiles libériennes.
Civitas Maxima représente plusieurs victimes qui se sont constituées parties civiles dans les procédures contre Kunti Kamara, et Civitas Maxima elle-même est une partie civile dans ce cas.
Vous pouvez trouver des mises à jour quotidiennes de la Cour et un suivi détaillé du procès ici.
The appeal proceedings were held by the “Cour d’assises” of Paris from March 5, 2024, until March 29, 2024. You can find daily summaries from the Court ici.
Contexte
Les autorités françaises et libériennes ont collaboré au printemps 2019 sur une mission d’enquête relative aux procédures dans le comté de Lofa, au nord-ouest du Liberia.
C'est la première fois depuis la fin de la seconde guerre civile (en 2003) que les autorités libériennes procèdent, avec des autorités étrangères, à la reconstitution de scènes de crime liées à des crimes de guerre. Ces reconstitutions ont eu lieu en présence du parquet, du juge d'instruction, des avocats de la défense et des parties civiles.
En septembre 2019, Kunti Kamara a été libéré de détention provisoire en raison d'une erreur de procédure. La libération de Kunti Kamara était soumise à certaines conditions, notamment l'interdiction de quitter le territoire français.
