Kunti K.

Éléments clés

FactionULIMO
NationalitéLibérien
Période d'activité Première guerre civile libérienne
Acte d'accusationCrimes contre l'humanité et torture
StatutCondamné

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Kunti K. (Kamara), ancien commandant de l'ULIMO, a été arrêté en 2018 car il est soupçonné de crimes contre l'humanité et d'actes de torture qui auraient été commis pendant la première guerre civile libérienne (1989-1996). Après 17 jours de procès, qui se sont déroulés du 10 octobre au 2 novembre 2022 à Paris, M. Kamara a été reconnu coupable de tous les chefs d'accusation qui lui étaient reprochés, à savoir : des viols et de l’esclavage sexuel commis par ses hommes sur des personnes particulièrement vulnérables ; avoir soumis un homme à des souffrances aigües et participé à consommer son cœur en public ; avoir exécuté une femme malade qui venait de perdre son bébé, car elle était accusée de sorcellerie ; avoir soumis deux hommes à du travail forcé dans des conditions inhumaines ; et avoir torturé un civil. M. Kamara nie toutes les accusations et a fait appel de la décision.

Il s'agit de la première affaire extra-territoriale pour crimes internationaux jugée en France n'ayant pas de lien avec le Rwanda, et c'est également le deuxième procès d'un ressortissant libérien pour des crimes internationaux qu'il aurait commis pendant les guerres civiles libériennes.

Civitas Maxima représente plusieurs victimes qui se sont constituées parties civiles dans le procès contre Kunti K. et est elle-même partie civile dans l'affaire en France.

Vous pouvez trouver des mises à jour quotidiennes de la Cour et un suivi détaillé du procès ici.

Contexte

Les autorités françaises et libériennes ont collaboré au printemps 2019 sur une mission d’enquête relative aux procédures dans le comté de Lofa, au nord-ouest du Liberia.

C'est la première fois depuis la fin de la seconde guerre civile (en 2003) que les autorités libériennes procèdent, avec des autorités étrangères, à la reconstitution de scènes de crime liées à des crimes de guerre. Ces reconstitutions ont eu lieu en présence du parquet, du juge d'instruction, des avocats de la défense et des parties civiles.

En septembre 2019, Kunti K. a été libéré de détention provisoire en raison d'une erreur de procédure. La libération de Kunti K. était soumise à certaines conditions, notamment l'interdiction de quitter le territoire français.

En janvier 2020, il a été arrêté alors qu'il tentait à nouveau de fuir le pays.