Thomas Woewiyu

Éléments clés

FactionNPFL
NationalitéLibérien
Période d'activité Première guerre civile libérienne
Acte d'accusationFraude à l'immigration
StatutCondamné mais décédé en attendant le prononcé de la peine

Ressources

Trial Monitoring

Civitas Maxima a suivi le procès et a produit un suivi quotidien du procès. Vous pouvez le trouver ici.

Nos vidéos sur le procès Woewiyu

Les vidéos ont été créées en collaboration avec Nicolas Braguinsky Cascini.

Thomas Woewiyu a fondé le NPFL avec Charles Taylor et a occupé les fonctions de porte-parole et de ministre de la défense jusqu'à ce que des dissonances politiques le conduisent à créer et à diriger le NPFL-CRC pendant la première guerre civile du Liberia (1989-1996).

En mai 2014, Woewiyu a été arrêté à l'aéroport international Newark Liberty dans le New Jersey, aux États-Unis, à son retour d'un voyage au Liberia. Woewiyu a été inculpé de deux chefs d'accusation pour tentative d'obtention frauduleuse de la citoyenneté, de quatre quatre chefs d'accusation pour fraude dans les documents d'immigration, de trois chefs d'accusation pour fausses déclarations en relation avec la naturalisation et de sept chefs d'accusation pour parjure. 

Le 11 juin 2018, le procès de Woewiyu pour fraude à l'immigration a commencé. Plus de 35 témoins ont témoigné de son implication directe et indirecte dans des crimes de guerre commis pendant la guerre civile. Le 3 juillet 2018, après 13 jours de procès, le jury a reconnu Woewiyu coupable de 11 des 16 chefs d'accusation retenus contre lui. La peine maximale qu’il encourait était de 75 ans de prison. Woewiyu est décédé le 12 avril 2020 des suites du COVID-19, à Philadelphie, aux États-Unis. Il était toujours en attente de sa condamnation.

Civitas Maxima et son organisation sœur libérienne, le Global Justice and Research Project (GJRP), ont assisté les autorités américaines pendant l'enquête. 

Ce procès était la première fois qu'une personne ayant occupé un poste ministériel pendant la première guerre civile libérienne faisait face à la justice et la première fois que les atrocités du NPFL - la faction rebelle la plus violente active de 1989 à 1996 - étaient documentées dans une salle d'audience.