Suivi du procès : Mohammed Jabateh

Suivi du procès de Mohammed Jabateh

Mohammed Jabateh, également connu sous son nom de guerre « Jungle Jabbah », a été jugé en octobre 2017 devant un tribunal fédéral à Philadelphie pour deux chefs de fraude et deux chefs de parjure. Les poursuites découlaient de fausses déclarations qu’il avait faites dans le cadre de sa demande d’asile, puis de sa demande de statut de résident permanent légal aux États-Unis.

Procédure en première instance

Il a été reconnu coupable des quatre chefs d’accusation le 18 octobre et, le 19 avril 2018, a été condamné à 30 ans de prison. Il s’agissait de la peine maximale qu’il pouvait encourir et de la plus longue peine jamais prononcée aux États-Unis pour fraude à l’immigration.

Jabateh était un haut commandant rebelle du United Liberation Movement of Liberia for Democracy (ULIMO) pendant la première guerre civile libérienne, puis de l’ULIMO-K après la scission de l’ULIMO en deux factions. Il a dissimulé des informations concernant les actes criminels qu’il avait commis dans le cadre de ces fonctions et a ainsi fourni de fausses informations aux autorités américaines de l’immigration lors de sa demande d’asile. Selon l’acte d’accusation, Jabateh a par la suite fait des déclarations mensongères similaires concernant ses activités pendant la guerre dans sa demande de statut de résident permanent légal. Dans cette demande, il a également nié avoir obtenu l’asile de manière frauduleuse, en violation du droit américain.

Jabbateh est soupçonné d’avoir soit personnellement commis, soit ordonné à ses hommes de commettre de nombreux crimes de masse, notamment, sans que cette liste soit exhaustive : 1) le meurtre de civils ne participant pas aux combats ; 2) la réduction de femmes en esclavage sexuel ; 3) le viol de femmes en public ; 4) la mutilation de civils ne participant pas aux combats ; 5) la torture de civils ne participant pas aux combats ; 6) la réduction en esclavage de civils ne participant pas aux combats ; 7) l’enrôlement d’enfants soldats ; 8) l’exécution de prisonniers de guerre ; 9) la profanation et la mutilation de cadavres ; et 10) le meurtre de personnes en raison de leur race, de leur religion, de leur nationalité, de leur origine ethnique ou de leurs opinions politiques. Comme de nombreuses autres personnes soupçonnées d’avoir commis des crimes de guerre au Libéria, Jabbateh n’a jamais eu à répondre devant une juridiction nationale ou internationale des actes qui lui sont reprochés pendant la guerre.

Le suivi du procès sera bientôt disponible

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