Manuel Terrén

Éléments clés

RôleHomme d'affaires impliqué dans le commerce des diamants de sang avec le RUF
NationalitéEspagnole
Période d'activité Fin de la guerre civile en Sierra Leone (1998-2002)
Chefs d’accusationCrimes contre l'humanité et crimes de guerre
StatutEn cours d’enquête

Ressources

Communiqués de presse

Manuel Terrén Parcerisas, un homme d'affaires espagnol résidant au Brésil, a été arrêté à Málaga le 2 juillet 2024 pour sa participation présumée au commerce illégal de diamants ayant financé la guerre civile qui a ravagé la Sierra Leone de 1991 à 2002. Il est également soupçonné de complicité dans des crimes internationaux commis à la fin de la guerre par le groupe rebel sierra-léonais Front révolutionnaire uni (RUF).

Le suspect n'a pas encore été formellement inculpé et a été libéré sous contrôle judiciaire après son arrestation, tandis que la phase d'instruction reste ouverte.

From at least the end of 1998 until at least 2002, Terrén allegedly traded, with the RUF, diamonds obtained through the enslavement of the civilian population in diamondiferous regions of Sierra Leone. The proceeds obtained through the forced labour of hundreds of people were brought to Monrovia, Liberia, and then sold on the international market.

En septembre 2021, avec le soutien de Civitas Maxima et du Center for Accountability and Rule of Law en Sierra Leone (CARL), une victime, témoin de plusieurs crimes à Kono, l’une des régions diamantifères les plus riches du pays, a déposé une plainte pénale contre Terrén devant l’Audiencia Nacional à Madrid. Cette victime est représentée par les avocats Juan Garcés et Hernán Garcés.

L’Audiencia Nacional, la Haute Cour espagnole ayant compétence sur les crimes internationaux, enquête actuellement sur la participation présumée d’acteurs étrangers dans le commerce illégal de diamants de sang entre la Sierra Leone, le Libéria et certains pays européens pendant la guerre civile sierra-léonaise.

Cette affaire marque la première fois qu'un ressortissant espagnol est poursuivi pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis à l'étranger, et la deuxième fois qu'un citoyen européen est arrêté pour des actes liés au trafic de diamants de sang en provenance de Sierra Leone. En 2015, Michel Desaedeleer avait été arrêté en Espagne à la suite d’une plainte déposée en Belgique en 2011. Cet homme d’affaires belgo-américain est décédé en détention en 2016 avant d’avoir pu être jugé à Bruxelles.